Shapes a9763ee5351a74f4abf8ae6b739907b61bbbc5d4a1ea9d9c7abb3dba67c0c203

fermer

Articles

Article
Mid logo ccej.ch

Connaissez-vous la nouvelle CCEJ?

Le 02 juin 2016
Le Réseau évangélique suisse (RES), le Réseau jeunesse (RES-J) ainsi que plusieurs œuvres actives parmi les jeunes ou les enfants ont récemment adopté une Charte

Cette Charte pour le service chrétien parmi les enfants et les jeunes (CCEJ) est une réponse aux critiques formulées par l’administration fédérale envers les activités chrétiennes dans ces secteurs. En effet, comme vous le savez peut-être, l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a décidé de couper les subventions aux associations évangéliques actives dans ces services. Cet incident a été l’occasion pour nous de réfléchir à notre communication et de mieux présenter nos objectifs, nos méthodes de travail et nos principes d’action, afin qu’ils soient davantage compris du grand public. C’est là le but de cette Charte, qui cherche ainsi à valoriser votre engagement en faveur des jeunes et des enfants.

...mieux présenter nos objectifs, nos méthodes de travail et nos principes d’action, afin qu’ils soient davantage compris du grand public.

Cette Charte peut être signée par toute association, fondation, Eglise, groupe de jeunes, etc. qui souhaite s’engager à la respecter. Nous espérons que ceci puisse ainsi être un outil utile tant dans la mise en œuvre de vos activités que pour la communication de ce qui est au cœur de votre engagement.

Vous trouverez plus d’infos sur :
http://www.evangelique.ch/news/CharteServiceChretienParmiEnfantsEJeunes
www.ccej.ch

Article
Mid superficiel

Comment ne pas devenir un leader superficiel

Le 15 septembre 2015

Nous sommes le 14 septembre. Aujourd’hui, je souffle mes 28 bougies. Depuis tout petit, mes anniversaires sont des moments d’émotions mitigées. Je n’ai jamais su pourquoi. C’est comme si je me sentais obligé de regarder sous les couches superficielles de ma vie…


Après avoir accompagné plus de 200 leaders au travers de mon travail de consultant en projets chrétiens, j’ai remarqué que bien souvent, le problème ne vient pas du manque de connaissances en techniques de management ou de communication, ni du manque de ressources financières ou bénévoles. Avant tout, un leader a besoin d’avoir un regard moins superficiel sur lui-même.


Mais ce n’est pas dans une optique business que je vous parle de tout cela. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, et je fais le point sur l’état de mon coeur, comme pour rattraper les autres jours, où je n’ai pas le courage de regarder à l’intérieur. J’aimerais vous faire part, tout simplement, de ce que j’ai aperçu aujourd’hui, alors que la porte de mon coeur s’est entrouverte.


J’écris cet article en écoutant le nouvel album sans paroles de Bethel Music : Synesthesia. Si vous avez envie d’être dans le même mode, voici le lien spotify et pour les non spotify, voici le lien youtube : https://www.youtube.com/watch?v=k55SWaobwxc !


1. Ce n’est pas parce que je ne sens rien que je vais bien

Lors de l’année qui vient de s’écouler, j’ai pris plusieurs décisions difficiles : diminuer mes engagements, mettre en pause certaines relations, simplifier au maximum mon emploi du temps… Tout cela pour laisser des respirations pour ma famille, pour Dieu, pour moi. Et, surprise, cela ne m’a pas aidé à aller mieux !


Au contraire, le fait de prendre conscience de l’état de mon coeur m’a donné le vertige. La tentation a alors été très grande de remplir mon planning à bloc, pour que l’adrénaline me rende insensible à nouveau.


Au cours de l’année, je suis tombé plusieurs fois dans ce piège de la saturation, pour éviter d’affronter la réalité profonde. Mais, tant bien que mal, j’ai décidé de faire face à toutes les piètres réalités qui se logaient au fond de moi.


J’ai lutté avec ce concept de lâcher prise, pour enfin comprendre que guérir ce n’est pas une perte de temps. C’est un investissement à long terme !


J’ai lu un livre qui m’a vraiment ouvert les yeux sur mon état. J’en parlerai dans un autre article, mais en attendant, voici un passage qui peut vous parler si vous vous trouvez dans la même situation que moi :


La guérison des blessures de votre cœur ressemble beaucoup à la gelure que jʼai expérimentée après une escalade particulièrement difficile et dangereuse. Tant que vous êtes engourdis, vous ne ressentez aucune douleur. Tout semble aller « bien ». Le déni fonctionne, et fonctionne même très bien. Au moins, vous ne ressentez pas de douleur. Cʼest pourquoi on lʼutilise. Cela ne veut pas dire que tout va vraiment bien ; cʼest simplement que vous ne ressentez pas le brisement. Tout comme pour mes doigts. Quand ils étaient gelés, je ne ressentais aucune douleur et je pouvais supporter les coupures et les roches qui tombaient, sans même sourciller. Mais le gel continuait à faire ses ravages. Quand jʼai commencé à dégeler mes mains et mes pieds dans la baignoire, dans la sécurité de mon foyer, whoaaa ! Jʼai commencé à ressentir intensément et profondément la douleur. Voilà pourquoi les gens choisissent de demeurer engourdis et dans le déni – cʼest trop douloureux de voir clairement. Cʼest trop douloureux de dégeler. Je souhaiterais quʼil y ait un chemin plus facile, mais le seul chemin vers la guérison passe par la douleur.


Quand je regarde autour de moi, je vois que plus le temps passe, plus les blessures intérieures des gens prennent de la place. Mais sous l’effet du froid, ils ne ressentent pas le besoin de se soigner. Le pire dans tout ça, c’est que sans le savoir, ils font souffrir les gens qui les entourent. Une personne blessée blesse les autres, même sans s’en rendre compte…


Le temps n’arrange pas nos blessures, il les amplifie !


Alors même si vous n’avez pas envie de regarder les choses laides qui se cachent à l’intérieur, faites-le pour vos proches, à commencer par vos enfants ! Quand on est en responsabilité, que ce soit en tant qu’entrepreneur, cadre, leader d’église, pasteur ou autre, je crois que notre responsabilité première et fondamentale est de laisser Dieu guérir notre être intérieur.


2.La qualité de ta vie dépendra de la qualité de tes relations.

Je suis quelqu’un de très relationnel. Je suis toujours entouré de beaucoup de monde. J’aime être en groupe, faire de nouvelles rencontres. J’ai très rapidement appris l’importance d’avoir de vrais amis, des gens qui ont accès à mon coeur, qui peuvent me remettre en question, qui connaissent mes forces et mes faiblesses, qui m’acceptent comme je suis. J’ai découvert que se faire des amis, je veux dire de vrais amis, est un art subtil. Voici plusieurs points qui peuvent vous aider :


L’âge importe peu. Plusieurs de mes amis sont beaucoup plus âgés ou plus jeunes que moi : ce qui compte, c’est la connexion de coeur, la confiance, les aspirations communes.


La confiance avant tout. La confiance se bâtit avec le temps, comme une maison, brique par brique. Il est important d’exprimer les règles du jeu de ce que signifie pour vous l’amitié, la confiance. Nous n’avons pas tous les mêmes définitions !


Il vaut mieux prévenir que guérir. Nous avons souvent peur d’exprimer nos craintes, ou de mettre en place des règles, de peur de froisser la relation. Demander à votre ami de ne rien répéter à telle personne, expliquer que vous avez parfois besoin de prendre du recul, ou qu’un certain type d’humour vous met mal à l’aise : tout cela permet à l’autre de vous comprendre. Et s’il n’est pas en mesure de comprendre, qu’il s’en offusque ! Inutile d’aller plus loin pour le moment, vous gagnerez du temps et éviterez beaucoup de souffrance.


Il faut être proactif. L’amitié se construit sur des souvenirs communs. Mes amis vous confirmeront que j’aime dormir chez les gens ou les faire dormir chez moi. Je trouve qu’on gagne des années de relations en passant la nuit chez quelqu’un ! On parle tard le soir, on ouvre une bouteille, on fume un cigare, on regarde les étoiles, et les sujets de conversation deviennent de plus en plus personnels.


Priez pour que Dieu mette des amis sur votre chemin. Il vous connaît bien, et il sait pertinemment avec quel genre de personnes vous allez accrocher !


N’attendez pas de retrouver tout ce que vous cherchez en une seule personne. Chaque personne a ses forces, ses faiblesses, et une histoire unique. Chacune de mes amitiés est unique et apporte quelque chose de différent : l’écoute, l’inspiration, l’encouragement, le fun, la détente, les conseils… Certains de mes amis n’ont pas le don d’écoute (je ne suis pas très bon à ça non plus, mais je m’améliore !). Pourtant, ils ont d’autres dons incroyables qui me font un bien fou.


Pour aller loin, il est bon de savoir s’entourer. Voici ce que m’a dit un jour le pasteur Bruno Picard : ce qui empêche un pasteur de tomber, ce n’est pas le niveau de sa spiritualité mais la qualité de ses amitiés !



3. Savoir choisir mes priorités

Quand je dois prendre une grande décision, je réfléchis toujours en termes de dominos : je cherche à trouver quel est le domino qui doit tomber en premier, pour enclencher la réaction en chaîne qui débloquera la situation.


Chaque période de la vie a ses dominos, à vous d’analyser quelle est la priorité. Cette année, mon premier domino a été la qualité de ma relation avec mon épouse, pour qu’ensuite nous ayons la force de nous attaquer à nos défis intérieurs, pour qu’ensuite nous ayons la force de nous attaquer à notre budget, pour qu’ensuite j’aie l’esprit libre pour bien gérer l’entreprise et qu’Hélène puisse se sentir d’attaque pour nos garçons.


Ce n’était pas mon plan initial. Je voulais lancer un deuxième business dans le développement personnel et la santé, m’investir à fond dans l’implantation d’une nouvelle église, mettre sur orbite mon entreprise, lancer Fabuleuses sur les chapeaux de roue avec Hélène, et enrichir encore plus mes amitiés en invitant tous les week-ends des amis à venir dormir à la maison, et encore voyager en famille un peu partout en Europe. En soi, le plan était bon, mais rapidement j’ai du revoir ma stratégie. C’est dans ces moments qu’il faut réussir à avoir une vision long terme !



4. Abandonner

Je m’excuse d’avance, mais ce paragraphe risque d’être un peu sur les nuages… Je vais vous parler de ma relation avec Dieu. Je ne peux pas faire un récap de l’année passée sans parler de ce qui guide mon quotidien. La raison pour laquelle je suis devenu chrétien, c’est la prise de conscience de mon incapacité personnelle à prendre de bonnes décisions, à être moi-même, à ne pas blesser les autres et à être heureux.


Certains aiment dire que croire, c’est pour les faibles. Je ne les contredirai pas sur ce point. Croire en Dieu, c’est accepter sa petitesse face à la complexité de la vie, croire en un Dieu tout-puissant qui a créé la terre et les cieux, qui m’a voulu, qui me connaît et qui sait bien mieux que moi pourquoi je suis là et ce que je dois faire.


Plus j’avance, plus je réalise la difficulté de la vie, plus j’abandonne, et étonnamment, plus je deviens fort. Sans vouloir tomber dans un message basique, du genre “crois en Dieu et tu réussiras” : quand je regarde ma vie, je ne peux pas dire qu’aux yeux du monde je suis faible. J’ai 28 ans, une femme magnifique, deux enfants merveilleux, une société qui approche le 1/2 million de chiffre d’affaire annuel, j’ai voyagé dans de nombreux pays, j’ai une équipe de 7 personnes qui travaillent à mes projets, une maison en pleine forêt dans un village qui est capitale viticole en Alsace (cool non ?), des amis incroyables, des mentors géniaux, un métier passionnant, des portes ouvertes un peu partout !


Non, je ne suis pas faible, car j’ai décidé d’abandonner ma vie dans les mains de mon Dieu, qui par je ne sais quel miracle m’aide à avancer, épreuve après épreuve. Et si je suis honnête avec moi-même, je pourrais dire que par mes propres forces, j’aurais aussi pu en arriver là. Mais à quel prix ? Quel serait l’état de mon être intérieur ? De mes relations ? De ma famille ? Je ne sais pas…



5. Devenir moi-même

Pendant plusieurs années, une aide soignante accompagnant des gens en fin de vie a fait une enquête, posant toujours la même question : “Quelles choses auriez-vous aimé faire différemment ?”


Les réponses étaient presque unanimes :


numéro deux : “J’aurais travaillé moins”


la première réponse : “J’aurais été moi-même, j’aurais choisi une autre voie, je n’aurais pas laissé le regards des gens ni la peur m’empêcher de faire ce qu’au fond de mon coeur j’avais envie de faire.”


Cette année, j’ai commencé à écrire le “pourquoi” de ma vie (oui, ça fait un peu gros, mais c’est mon leitmotiv, qui va se préciser au fil des années). Qu’est-ce qui me fait vibrer ? Qu’est-ce que je veux accomplir et devenir ? J’en ai ressorti cette phrase : “chercher les mystères d’une vie libre et heureuse, et les partager autour de moi.”


Honnêtement, dans notre culture, cela fait un peu “je me la raconte”. Un blog à mon nom ? Raconter mes expériences ? Être consultant ? À 28 ans ? Au long des dernières années, plusieurs personnes proches de moi m’ont beaucoup découragé, en me disant que je n’étais pas légitime, trop jeune, que ce que j’avais à dire n’était pas bon vu le contexte culturel…


Mais quand j’écoutais la petite voix au fond de moi, je savais que je devais le faire. Je voyais aussi les autres retours, très positifs, de leaders qui étaient super encouragés par mon travail.


Avec ma femme Hélène, nous avons pris la décision de devenir nous-mêmes, de ne pas laisser les autres définir ce que nous sommes et ce que nous voulons devenir. Le problème, quand on est nous-même, c’est qu’on est plus vulnérable. Une critique devient tout de suite plus difficile à entendre, car elle nous touche profondément. Je crois que c’est le prix à payer, car c’est tellement bon d’être soi-même ! Au final, c’est nous qui vivons notre vie, pas les autres. Alors, ne les laissons pas définir pour nous ce que nous devons être.


Utilisé avec l'autorisation de l'auteur : David Bonhomme
Copyright de l'image : David Bonhomme
Découvrez d'autres ressources pertinente sur son blog : davidbonhomme.com

Article
Mid sans titre

Les rôles dans une équipe de louange, les conducteurs de louange et les musiciens

Le 09 février 2015
Nous jouons différents rôles dans différents aspects de notre vie. Notre société fonctionne parce que plusieurs personnes y jouent différents rôles.

Par exemple, lors d’un appel fait au 911, il y a plusieurs personnes qui jouent des rôles du premier appel jusqu’au moment où les secours arrivent. Dans ce cas, il y a une personne responsable de prendre l’appel et de l’acheminer à la police ou aux ambulanciers. Dans chacun de ces services, différentes personnes jouent des rôles spécifiques. Les pompiers éteignent des feux tandis que les policiers combattent le crime et les ambulanciers aident ceux qui sont victimes de problèmes de santé. Lorsque chaque personne effectue son travail, ce système d’urgence est vraiment efficace. Imaginez si quelqu’un qui est supposé répondre au téléphone désirait aller combattre un feu à la place. Il n’y aurait donc plus personne pour répondre au téléphone. Imaginez encore qu’un pompier aille répondre au téléphone à la place d’aller éteindre le feu. C’est évident que ce système fonctionne seulement si chaque personne joue le rôle qui lui est donné. C’est la même chose dans une équipe de louange. Une équipe peut seulement bien fonctionner lorsque chaque personne joue le rôle approprié.
Une équipe peut seulement bien fonctionner lorsque chaque personne joue le rôle approprié Il y a deux rôles principaux dans une équipe de louange. Ceux qui conduisent la louange et les musiciens. Si vous vous demandez s’il est nécessaire qu’une équipe de louange ait un conducteur de louange, et bien, la réponse est oui ! Même s’il y a plusieurs personnes dans l’équipe de louange et même s’il y a plusieurs possibilités sur la manière de faire les choses, il se doit d’y avoir une personne qui a la responsabilité de prendre les décisions pour le groupe. Un bon exemple serait d’essayer de choisir un film qui pourrait plaire à un groupe de dix personnes. Il y a plusieurs personnes et plusieurs options pour déterminer le choix d’une location de film. Le problème est que souvent, plusieurs personnes ont des goûts différents et apprécient différents styles de film. Certains aiment les films d’action, d’autres les films romantiques, ou encore de suspense et bien sûr, d’autres préfèrent les comédies. Essayer de se mettre d’accord sur un choix de film que tout le monde voudra voir est pratiquement impossible. La seule solution pour y arriver serait de choisir une personne pour prendre la décision pour le groupe. Cette situation est similaire à celle d’une équipe de louange à l’exception qu’à la place d’avoir à choisir un film, quelqu’un doit choisir les chants qui seront joués et leur manière d’être interprétés. Essayer de faire cette tâche avec un groupe de personnes qui ont différentes préférences de chants et différents styles musicaux est pratiquement impossible. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire pour une équipe de louange d’avoir un leader qui puisse prendre des décisions pour le groupe. Pour qu’un groupe de louange soit efficace, une personne doit jouer ce rôle de conducteur de louange. Les autres personnes doivent jouer le rôle de support, à travers leur fonction de musicien.

Les conducteurs de louange

Le rôle d’un conducteur de louange est d’amener l’assemblée à adorer Dieu. Toutefois, son rôle à travers l’équipe de louange est de diriger les musiciens pour qu’ils puissent jouer d’une manière qui permette d’aider les gens à adorer Dieu. C’est durant les pratiques de louange que le leadership exercé par le conducteur est le plus important. Il est donc nécessaire pour ce dernier de bien comprendre l’importance de son rôle lors des pratiques. L’efficacité d’une pratique est déterminée par le niveau de préparation du conducteur de louange. La préparation est souvent minimisée par les conducteurs de louange, car cela prend beaucoup de temps et d’énergie pour être bien préparé et que souvent, ce surplus de préparation n’est pas perçu comme étant une nécessité. Le manque de préparation peut occasionner des pratiques de louange plus longue que nécessaire. Souvent, un temps énorme est perdu à discuter en groupe sur la manière d’interpréter un chant, à savoir s’il est trop vite ou trop lent, quels instruments devraient jouer, etc…Ce genre de pratique est souvent stressante et provoque parfois des tensions entre les membres de l’équipe. Pour avoir une pratique efficace, il est essentiel que le conducteur de louange soit préparé pour la pratique.
L’efficacité d’une pratique est déterminée par le niveau de préparation du conducteur de louange La clé de la préparation est de prendre les décisions avant même le début de la pratique. Un bon conducteur de louange viendra à la pratique avec une vision claire de la manière d’interpréter les chants pour le temps de louange qu’il dirigera. Il se doit aussi de communiquer aux membres de l’équipe cette vision. Il y a quatre décisions clés qui doivent être prises concernant la manière d’interpréter un chant. La vitesse, l’intensité, l’ordre des chants, la manière de débuter le chant et de le terminer. Prendre une décision pour ces quatre facteurs avant la pratique donnera aux musiciens de claires indications sur la manière dont le conducteur de louange désire entendre chaque chant.
Certains chants ont besoin d’être joués à une certaine vitesse pour bien sonner. Par contre, d’autres chants peuvent être interprétés à plusieurs vitesses différentes. Pour ces chants vous vous devez de décider la vitesse qui convient. « Ô Jésus, mon sauveur » est un bon exemple de chant qui peut être interprété de façon rapide, moyen ou lent. Il est important que vous décidiez avant la pratique quelle vitesse vous désirez pour chaque chant. Vous devez aussi décider quelle atmosphère vous voulez créer avec chaque chant. En d’autres termes, à quelle intensité désirez vous interpréter chaque chant ? Une bonne façon de décrire l’intensité d’un chant est de se donner une valeur sur une échelle de un à dix. Dans cet intervalle, un serait l’intensité minimum, signifiant qu’aucun instrument ne jouerait, que ce serait à capella. Deux serait le fait d’entendre les voix avec un instrument, trois serait les voix avec deux instruments et ceci continuerait graduellement jusqu’à dix, qui serait le niveau où les instruments joueraient ensemble à forte intensité. L’intensité peut être déterminée pour un chant en entier, mais aussi pour certaines parties d’un chant. Par exemple, si vous commenciez un chant en faisant le refrain trois fois de suite, vous pourriez interpréter la première fois le refrain à une intensité de deux, pour ensuite le refaire à une intensité de cinq et ensuite à une intensité de neuf. Être précis sur la manière dont vous désirez que les chants soient interprétés est une bonne manière efficace pour diriger les musiciens et ainsi les amener à interpréter le chant en créant l’atmosphère que vous souhaitez créer.
Être précis sur la manière dont vous désirez que les chants soient interprétés est une bonne manière efficace pour diriger les musiciens Une autre décision importante à prendre avant la pratique est l’ordre dans lequel vous chanterez les couplets et refrains. Il est possible que les musiciens vous suivent lorsque vous dirigerez la louange, mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois, les musiciens ont du mal à saisir vos directions et d’autres fois c’est le directeur de louange qui dirige mal. Choisir d’avance l’ordre des couplets et des refrains aidera les musiciens à vous suivre et diminuera les risques de confusion entre les membres de l’équipe. Ceci ne veut pas dire que vous n’êtes plus libre de répéter ou non un refrain, cela est simplement un plan qui simplifiera la vie aux musiciens pour qu’ils puissent vous suivre efficacement.
En vous préparant pour la pratique, vous devez aussi décider de la manière dont vous débuterez et finirez chaque chant. Idéalement, il faut être en mesure de faire de douces transitions entre les différents chants. Le fait d'exécuter de douces transitions contribue à la fluidité entre les chants et à assurer une continuité à l’adoration. Souvent, lorsque l’équipe de louange s’arrête, l’assemblée risque aussi d’arrêter d’adorer Dieu. En vous assurant de faire de telles transitions entre les chants, vous aiderez l’assemblée à garder le focus sur Dieu.
Il est plus facile de faire des transitions entre les chants lorsque les paroles contiennent des mots similaires, des vitesses semblables et lorsque les chants sont dans la même tonalité. Si deux chants possèdent ces trois critères, il sera facile d’enchaîner ces chants. Il est un peu plus difficile de faire une transition entre deux chants qui sont dans deux tonalités différentes ou qui se font dans deux vitesses opposées. Il est donc important pour un conducteur de louange de considérer ces aspects lorsque vient le temps de choisir les chants pour une célébration. Lorsque deux chants sont dans la même tonalité et de la même vitesse, il est possible de finir le premier chant et de continuer à jouer pour commencer le deuxième chant. Une autre option est de créer un interlude musical entre les deux chants. Le fait de planifier les transitions entre les chants est, par la même occasion, une bonne opportunité pour être créatif et permettre de faire des transitions délicates qui permettront de faciliter une atmosphère propice à la louange. Venir préparé, avec les transitions déterminées, à une pratique est une bonne manière de communiquer votre vision pour les différents chants et pour la célébration. Il est aussi important de pratiquer ces transitions en suivant l’ordre dans laquel vous interpréterez les chants lors de la célébration. Ceci permettra aux musicien d’avoir une meilleure idée de ce à quoi ressemblera la célébration. N’oubliez pas de pratiquer les introductions et les finales de chaque chant.
Venir préparé, avec les transitions déterminées, à une pratique est une bonne manière de communiquer votre vision pour les différents chants et pour la célébration Comme nous l’avons dit, le rôle du conducteur de louange est de planifier la manière dont les différents chants seront joués, en déterminant pour chacun d’eux la vitesse, l’intensité, l’ordre des couplets et des refrains et la manière de commencer et de terminer chaque chant. Une fois que vous avez pris ces décisions, assurez-vous de les communiquer aux membres de votre équipe. La plupart du temps, vous pouvez le faire verbalement, ou encore, en l’écrivant et en distribuant à chaque membre de l’équipe les directives pour chaque chant. Vous pouvez utiliser le modèle suivant pour communiquez vos idées à l’équipe de louange en inscrivant l’intensité de chaque partie de chaque chant et sur la manière de commencer et de terminer les chants.

Viens, ne tarde plus : adore
Vitesse : (moyennement vite)
Introduction : Guitare et voix
Ordre : C C R C R R C
Intensité: 2 5 9 5 9 9 2
Finale : Guitare acoustique et voix
Transition : Restez sur l’accord de Ré et commencer le chant suivant.

Vous préparant pour la pratique en décidant la manière d’interpréter chaque chant, vous serez en mesure de communiquer votre vision pour la célébration et vous serez prêt à diriger l’équipe de louange pour accomplir cette vision.

Les musiciens

Comme je l’ai décrit précédemment, la meilleure façon de choisir un film en groupe, c’est de choisir quelqu’un qui sera en mesure de prendre la décision. Pour que cela soit possible, le groupe se doit de vouloir avoir un leader. Premièrement, le groupe doit reconnaître qu’il est trop compliqué de choisir un film en groupe et qu’ils se doivent d’avoir une personne qui pourra faire ce choix. Deuxièmement, ils doivent être prêts à accepter le choix du film que cette personne prendra. Finalement, ils doivent accepter que le film choisi ne correspondra peut-être pas aux préférences de chacun des membres de ce groupe. Le même principe s’applique à l’équipe de louange. Chaque personne de l’équipe doit accepter la nécessité d’avoir un conducteur de louange, d’être prêt à accepter les choix de ce dernier, son style et sa manière d’interpréter les chants.
Regardons en détail ce que cela signifie.
La raison pour laquelle la notion de conducteur de louange existe est pour permettre de donner des directions et des instructions sur la manière d'interpréter les chants Les musiciens doivent accepter l’importance d’avoir un conducteur de louange et de respecter sa position. J’ai vécu l’expérience de jouer avec un groupe de louange qui était constitué uniquement de conducteurs de louange. Imaginez les possibilités d’avoir des discussions où tout le monde voudrait décider la manière de faire les chants. Ceci serait voué à l’échec. Par contre, ce n’est pas ce qui s’est produit, car chaque personne a accepté de ne pas diriger l’équipe, mais plutôt de me suivre en tant que conducteur de louange. Cette pratique s’est vraiment bien déroulée. L’équipe a accepté mon rôle de leader et m’a laissé décider de la manière d’interpréter les chants. Il est important que chaque musicien accepte le leadership du conducteur de louange. Ceci veut dire que chaque musicien se doit de suivre le conducteur et non de diriger avec lui. Il n’y a rien de pire que d’avoir deux personnes qui dirigent en même temps et qui donnent des directions à l’équipe en même temps. Une telle situation occasionne de la confusion et est vouée à l’échec. La raison pour laquelle la notion de conducteur de louange existe est pour permettre de donner des directions et des instructions sur la manière d'interpréter les chants. Ceci permettra d’avoir des pratiques plus efficaces et mieux ordonnées. En tant que musicien, il est important que vous respectiez le rôle du conducteur de louange en vous assurant qu’il est la seule personne à donner la direction et les instructions pour chaque chant. Ceci ne veut pas dire que vous ne pouvez pas donner vos idées ou faire des suggestions. Il est important que les idées et les suggestions soient faites au conducteur de louange pour qu’il puisse les approuver. Lorsqu’une idée sera approuvée, il sera la personne qui la présentera à toute l’équipe. De cette manière, il est clair qu’une seule personne est désignée pour prendre les décisions et donner les instructions pour les chants. Lorsque vous donnez vos idées et vos suggestions, assurez-vous que vous n’êtes pas en train de diriger l’équipe et que c’est clair pour le conducteur de louange qui est en place.
En tant que musicien, c’est votre rôle d’accepter la décision prise par le conducteur de louange Si les musiciens acceptent de suivre le conducteur de louange, ils doivent aussi accepter ses décisions. J’ai entendu une histoire d’un conducteur de louange qui avait pris le temps de planifier et de préparer un chant d’une manière spécifique. Lorsqu’il a présenté le chant aux musiciens, ils ont dit que la vitesse était trop rapide et que le style n’était pas vraiment bon. Quelqu’un a donc suggéré de faire le chant plus lentement dans un style différent. C’est donc ce que l’équipe a fait. Vous pouvez imaginez à quel point c’était une situation frustrante pour le conducteur de louange. Ce dernier m’a dit : « À quoi bon diriger et se préparer pour la pratique si l’équipe ne suit pas mes directives. » Cette situation est un bon exemple de l’importance de suivre le conducteur de louange. En tant que musicien, c’est votre rôle d’accepter la décision prise par le conducteur de louange et de le supporter à 100%, et ce, même si vous n’êtes pas d’accord ou si vous n’aimez la décision prise par le conducteur de louange.
Accepter le style et les goûts musicaux des conducteurs de louange est une partie importante du rôle des musiciens. Les musiciens ont souvent de fermes opinions sur le style qu’ils préfèrent. Ceci peut amener des débats dans l’équipe sur la manière de faire les chants. En tant que musicien, vous devez accepter que les gens aiment toutes sortes de styles musicaux. J’ai souvent joué avec des directeurs de louange qui avait une manière différente de faire les chants que moi. Il est facile d'imaginez combien il était difficile pour moi de jouer de la musique d’une manière différente de ce que j’aime et combien il était tentant de donner mes idées et mes opinions sur la manière de jouer chaque chant dans mon style préféré. Peu importe, j’ai accepté le rôle de cette personne et le fait que des gens aiment d’autres styles musicaux que les miens. En adoptant cette attitude, je suis arrivé à jouer disposé avec ce groupe, même si le style musical n’était pas ce que je préfère. Par contre, j’étais en mesure de pouvoir supporter le conducteur de louange, malgré cette différence.
Les musiciens qui comprennent leur rôle posent des questions du genre : « Qu’est ce que tu voudrais que je joue ? »... Les musiciens doivent accepter les décisions et les différents styles des conducteurs de louange. Ceci ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas donner leurs idées et leurs suggestions. En tant que musicien, vous faites partie de l’équipe pour aider le conducteur de louange et l’assemblée à adorer Dieu. Les musiciens d’expérience vont uniquement donner leurs idées qui supportent et complémentent la vision que possède le conducteur de louange pour la célébration et qui vont aussi dans le style de ce dernier. Les musiciens qui comprennent leur rôle posent des questions du genre : « Qu’est ce que tu voudrais que je joue ? » ou « Si je fais ceci, est ce que ça t’aide à accomplir ta vision pour ce chant ? » Ils s’assurent auprès du conducteur que ce qu’ils font est correct. Assurez-vous que lorsque vous donnez vos idées, vous êtes sensible au rôle du conducteur de louange et que vos idées n’alourdiront pas sa tâche pour diriger les chants.
En tant que musicien votre rôle est de faire tout ce que vous pouvez pour supporter le conducteur de louange et pour l’encourager dans son rôle. Premièrement, faites sentir que vous avez besoin de quelqu’un pour diriger l’équipe et que vous acceptez de le suivre. Deuxièmement, acceptez les décisions qu’il prend et supportez le à 100%. Troisièmement, réalisez que le conducteur peut préférer différents styles musicaux que les vôtres, mais choisissez de le supporter malgré cette différence. Votre rôle est de venir à la pratique prêt à le suivre, à le supporter, prêt à se soumettre à sa manière de faire les chants et prêt à aider le conducteur de louange à accomplir le rôle de diriger l’assemblée dans l’adoration.

Conclusion

Je crois qu’une des plus grandes raisons pour laquelle un directeur de louange ne dirige pas bien une équipe de louange est parce que l’équipe ne le laisse pas agir. Les musiciens peuvent souvent rejeter le leadership du conducteur de louange ou choisir de prendre ce rôle à leur place en prenant des décisions et en donnant des directions eux-mêmes. En tant que musiciens, vous devez faire tout ce que vous pouvez pour supporter le conducteur de louange et l’encourager dans sa manière de diriger. Ce rôle est vraiment important ! Je crois qu’une des plus grandes raisons pour laquelle un directeur de louange ne dirige pas bien une équipe de louange est parce que l’équipe ne le laisse pas agir D'autre part, la raison pour laquelle les musiciens donnent souvent leur avis et leurs commentaires au directeur de louange, c’est par manque de direction du conducteur de louange. Lorsque les conducteurs de louange ne dirigent pas leur équipe, ceci force quelqu’un d’autre à prendre le leadership. En tant que conducteur de louange, si vous voulez que les musiciens vous suivent et qu’ils vous supportent, vous devez les diriger. Arrivez préparé à la pratique, ayez une vision pour chaque chant, communiquez vos idées et dirigez l’équipe. C’est seulement lorsque chaque personne comprend bien son rôle que l’équipe peut vraiment être efficace dans le ministère de louange.

Article
Mid goodwp.com 17715

5 pas de foi pour transporter tes montagnes

Le 03 octobre 2014
Cinq étapes pour t’aider à faire des pas de foi qui changeront ta vie et celle des autres. Découvre sur ce site les autres articles de notre dossier «Une foi qui déplace les montagnes.

1. Nommer ta montagne
Avant tout, il faut bien définir ce qu’on veut. Jésus, quand un aveugle s’est approché de lui, lui a demandé: «Que veux-tu que je fasse?». Dieu connaît toutes choses, mais il veut que tu lui demandes précisément quelle montagne tu veux déplacer: guérir d’une maladie, obtenir la conversion d’un ami, aider concrètement ce voisin un peu paumé, aider financièrement des réfugiés syriens en détresse dans ton quartier, être libéré d’un péché qui t’emprisonne depuis des années. Si tu n’as pas vraiment d’idées, c’est certainement que tu manques d’ambitions: nous avons toujours des choses à demander à Dieu!

Dieu connaît toutes choses, mais il veut que tu lui demandes précisément
2. Demander à Dieu
Dans les Evangiles, les personnes qui voulaient un miracle se sont toutes approchées de Jésus. Les amis du paralytique auraient pu venir demander à Jésus de les suivre, mais ils ont préféré trouver un moyen fou de faire approcher leur ami vers Jésus, en le descendant depuis le toit (Luc 5,17-19). Prends du temps avec Dieu pour lui demander un miracle, seul dans ta chambre, ou avec ta famille ou des amis. Dieu est vraiment pleinement puissant pour réaliser tout ce que nous demandons! Et fais-le avec persévérance: par exemple, dans l’histoire, les Réveils sont souvent arrivés en réponse à la prière de nombreux chrétiens qui ont supplié Dieu pendant des années.

3. Croire
Sans foi, pas de miracles. C’est parfois un défi! La foi a besoin d’être cultivée. La Bible explique comment: «La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ» (Rom. 10,17). Lire la Bible, l’étudier en profondeur, en comprenant que c’est Dieu qui te parle, voilà le meilleur moyen de travailler ta foi! Si tu as l’occasion d’entendre ou de lire des témoignages de personnes, dans ton Eglise, ton groupe de jeunes ou ailleurs, ta foi en grandira aussi.

4. Agir
Agir, c’est montrer sa foi! Parfois, tu devras faire ta part du travail: si par exemple tu cherches un emploi, ce travail ne te tombera vraisemblablement pas dessus sans aucun effort de ta part. Tu devras envoyer des lettres de postulation, préparer un CV, etc.

Agir, c’est montrer sa foi!

Si tu veux mettre sur pied un spectacle d’évangélisation dans la rue, il faudra que tu trouves des amis qui te suivent, que tu cherches des fonds, que tu vainques ta timidité, etc. Si tu veux évacuer la grosse montagne de la pornographie dans ta vie, tu devras prendre des mesures concrètes: installer un filtre parental sur ton ordinateur, en parler avec le responsable de ton groupe de jeunes, etc.

5. Témoigner
On a tendance à oublier cette dernière étape... Quel que soit le miracle, quelle que soit la montagne déplacée, parles-en autour de toi! Dis ce que Dieu a fait dans ta vie, à tes amis croyants, mais aussi aux autres. Ils pourront ainsi grandir à leur tour dans la foi et avoir une confiance renouvelée en Dieu. 

René Progin

Article
Mid capture d %c3%a9cran 2014 10 03 %c3%a0 00.38.54

Evangélisation

Le 03 octobre 2014
Pour bon nombre de personnes, le terme « évangélisation » évoque l’une des deux choses suivantes : pour le non-croyant, ce mot représente souvent une méthode de manipulation visant à lui faire croire un mythe ancien qui n’a plus aucune importance aujourd’hui ; pour le croyant, l’évangélisation évoque le plus souvent une crainte et une certaine culpabilité (d’une part, il n’a guère le courage de se risquer à l’évangélisation et, d’autre part, même s’il devait s’y atteler, il ne sait pas comment s’y prendre)

Ces craintes, souvent légitimes, sont dues dans la plupart des cas à une mauvaise compréhension de ce qu’est l’évangélisation. Celle-ci est souvent assimilée à l’évangélisation de masse, faite par une personnalité charismatique et convaincante qui a l’habitude de parler à des foules avec les bonnes techniques pour faire passer son message. Pourtant, la Bible montre que l’évangélisation ne se déroule pas toujours de cette manière. Une lecture attentive des textes devrait contribuer à ce que nos craintes s’estompent et notre enthousiasme augmente sensiblement.

Ces craintes, souvent légitimes, sont dues dans la plupart des cas à une mauvaise compréhension de ce qu’est l’évangélisation.

Différentes approches

Le mot « évangéliser » vient du verbe du grec : euangelizomai, qui signifie littéralement « annoncer une bonne nouvelle ». On le retrouve 52 fois dans le Nouveau Testament. Il suffit de lire quelques-uns des exemples suivants pour voir que l'évangélisation n’a pas à être définie en termes de méthode particulière, mais de partage ou d’annonce du message de la bonne nouvelle.

En observant les pratiques à l’époque du Nouveau Testament et pendant les années suivantes , nous pouvons observer quatre approches différentes :

La proclamation publique

Que cela soit dans les synagogues ou en plein air, l’évangélisation publique joue un rôle fondamental dans la diffusion de l’Évangile aux débuts de l’Église. Pendant les trois premières décennies, avant que la porte ne soit plus fermée au nez des premiers chrétiens, les synagogues sont des lieux privilégiés. Regroupant les Juifs de la région et avec un style de liturgie permettant la participation des laïcs, il est naturel que le message y soit porté. Un exemple notoire est Paul à Antioche de Pisidie (Ac 13.14-42). En partant du peuple de Dieu, Paul montre que cette histoire mène à la venue du Messie. Il continue ensuite en expliquant quant la bonne nouvelle de Jésus, en qui les prophéties sont accomplies tout en soulignant sa mort et sa résurrection. Dans la troisième partie de son message, il annonce le pardon des péchés, pleinement offert au travers de Jésus ressuscité. Si ce message délivré à Antioche est un exemple d’évangélisation type envers les Juifs, il en va très différemment du message que Paul délivre à Athènes (Ac 17.22-34). Après avoir observé la ville et ses différentes pratiques religieuses, Paul, pressé d’expliquer ce qu’il croit, utilise l’exemple d’un autel destiné «À un dieu inconnu » afin de susciter l’intérêt des Grecs envers l’Évangile. Il saisit cette occasion pour leur présenter un Dieu qu’ils n’ont jamais rencontré. Dans le contexte culturel bien différent qui est celui du polythéisme grec, il ne cite pas l’Ancien Testament, mais choisit d’utiliser des exemples de leur propre culture pour ensuite pouvoir enseigner l’Évangile. Deux styles très différents, mais un même message.

L’enseignement dans les maisons
Si la proclamation publique de l’Évangile est capitale au début de l’Église, le rôle des maisons prend vite de l’importance, surtout lorsque la persécution frappe. Ceci est déjà évident dans les Actes des Apôtres, par exemple chez Lydie (16.5) ou le geôlier (32-34) et cette progression continue au travers des décennies qui suivent. Le foyer est l’endroit naturel pour partager l’Évangile. La maison patricienne romaine est grande, avec de multiples pièces et une cour centrale.Si la proclamation publique de l’Évangile est capitale au début de l’Église, le rôle des maisons prend vite de l’importance, surtout lorsque la persécution frappe Elle forme un lieu idéal pour un mélange de louange, de repas partagé, de com - munion fraternelle et d'enseignement qui marque le culte chrétien en ses débuts. Ce contexte avec un nombre relativement restreint de participants est plus propice à la discussion et à l’échange d’idées; il n’y a pas de séparation artificielle entre le prédicateur et les auditeurs. Cette approche a eu tellement de succès que même Celse, l’un des premiers détracteurs du christianisme, s’en est plaint !

Le témoignage par l’amitié

Si le témoignage public et l'ouverture de la maison sont importants pour la transmission de l’Évangile, le témoignage personnel – lorsqu’une personne partage l’Évangile avec une autre – ne l’est pas moins. Le premier chapitre de l’Évangile de Jean nous montre le modèle. Dès que quelqu’un découvre la vérité sur Jésus, il est comme contraint de la transmettre à quelqu’un d’autre (André va trouver Simon-Pierre et Philippe Nathanaël). Un exemple saisissant de témoignage personnel a lieu lorsque Philippe, un de ceux qui ont été nommés pour soutenir les Apôtres dans les tâches administratives, développe un ministère d’évangélisation (même si ce n’est pas son rôle !) et rencontre l'Ethiopien. 

chaque fois que l’Évangile est partagé, c’est à cause d’une conviction profonde que le message est vrai et mérite d’être transmis.

Étant à l’écoute de Dieu, il est prêt à abandonner le devant de la scène (lorsque son ministère de proclamation publique de l'Evangile a du succès !) pour se rendre au milieu du désert. C’est là qu’il ren - contre un eunuque venu d'Ethiopie; d’homme à homme, il lui parle de Jésus, patiemment et personnellement, au travers des Écritures. Connaissant aujourd’hui l’histoire du développement ultérieur de la foi chrétienne en Éthiopie, on ne peut sous-estimer l’importance de cette rencontre.

La littérature

L’évangélisation des débuts de l’Église ne peut être évoquée sans mentionner l’importance de l’écrit; les Évangiles en témoignent. Luc écrit à Théophile « afin qu’il reconnaisse la certitude des enseignements qu'il a reçus » (Luc 1.4). Il en est de même avec les Pères de l’Église qui écrivent de nombreux tracts apologétiques.

Les bonnes motivations

Au travers de ce bref survol, nous voyons que l’évangélisation ne se limite pas à une méthode ou un style particulier. Si les approches peuvent changer, Paul souligne l’importance que nos motivations soient les bonnes et que le style soit en adéquation avec le message transmis (2 Cor 2.17 ; 4.2, 7). Dans les exemples abordés ci-dessus, chaque fois que l’Évangile est partagé, c’est à cause d’une conviction profonde que le message est vrai et mérite d’être transmis. Pierre nous appelle à toujours être prêts à don - ner une réponse à quiconque nous demande la raison de l’espérance qui est en nous (1 Pi 3.15). Voilà peut-être un bon point de départ.

Article
Mid downloaded 7 7411

Dieu est-il plus important que ton sommeil?

Le 03 octobre 2014

Comment faire?

Lève-toi 15 minutes plus tôt pour essayer. Prépare-toi comme chaque matin pour partir travailler. Arme-toi d’un stylo, de quoi écrire et de ta Bible. Décide d’un livre de la Bible et commence à lire. Prends des notes pour te souvenir de ce que tu as lu. Ainsi il devrait te rester chaque matin au moins 10 minutes avec Dieu, alors que tout est prêt pour ta journée. Si tu penses encore que ce n’est pas pour toi, essaie une semaine! Ça ne te coûtera que 15 minutes de sommeil, mais ça peut changer radicalement ta vie!

De l’air frais chaque jour
Alors, comment tu te sens? Bien, non? Et si je te disais que tous les matins, ta journée pouvait commencer par une bouffée d’air frais, peu importe le sommeil que tu as eu, peu importe le temps qu’il fait ou la journée qui t’attend? Mais avant de te donner la recette miracle, j’aimerais te raconter comment je l’ai découverte dans ma propre vie. 

Et si je te disais que tous les matins, ta journée pouvait commencer par une bouffée d’air frais, peu importe le sommeil que tu as eu, peu importe le temps qu’il fait ou la journée qui t’attend?
Réveil à 8h au lieu de 8h58
A l’époque, le réveil était la pire chose de ma journée. J’avais les yeux collés et le cerveau en bouillie jusqu’au milieu de la matinée. Attention à qui osait me parler durant les premières heures de la journée… Mes parents en ont fait la dure expérience. 
Tout a changé à l’occasion d’une semaine de vacances en Espagne, lorsque j’avais 22 ans. Durant ces quelques jours «playa»,
un gars de 17 ans m’a défié de me lever le matin pour passer du temps avec Dieu. Après deux ou trois jours, j’ai fini par craquer et j’ai dit à Dieu : «Ok, je te laisse une chance. Demain, je me lève à 8h au lieu de 08h58 pour être au rendez-vous de 9h sur la plage.»

Après avoir fait la noce…
Le problème, c’est que le soir même, j’ai fait la fête jusqu’à 4h du matin! Avant de m’endormir, je me suis dit que jamais je n’arriverais à me lever à 8h. Le matin, c’est surpris que j’ai ouvert les yeux. Je pensais ne pas avoir entendu le réveil. Il devait être au moins midi, vu l’énergie que j’avais.

Je me suis levé et j’ai réalisé qu’il était 7h et que je n’avais dormi que trois heures! Voyant là un clin d’œil divin, je me suis levé et je suis allé passer deux heures sur la plage avec mon Créateur. A partir de là, j’ai décidé de me lever plus tôt tous les jours pour prendre ce temps de «culte perso» avant d’attaquer la journée! 

Hello, tu vas bien?
Alors peut être tu te dis : «Cool pour toi, Seb, mais moi, je n’ai pas besoin de ça pour vivre ma vie avec Dieu». Je te citerai simplement ce qu’un pasteur m’a dit un jour : «Si tu veux savoir si un chrétien va bien, ne lui demande pas : “Comment ça va?”, mais “comment se passe ton culte perso ces temps-ci?”». Prêt à tenter le coup? Je te promets que tu ne le regretteras pas!

Article
Mid yiogxxrie

Petite anthologie du péché

Le 03 octobre 2014

Petit travail anthologique sans prétention sur un sujet que je connais bien: le péché. Par Zyp, ex-pécheur

Ce matin j'ai ressenti le besoin impérieux de laisser derrière moi une trace pastorale, un peu comme Alexandre son Empire, Léonard de Vinci sa Joconde ou Einstein sa théorie de la relativité. Pour ce faire, j'ai choisi un sujet que je connais bien: le péché. Je me propose donc de livrer à mes contemporains une anthologie du péché, document qui dénoncera sans ambages les turpitudes et les séductions du plus grand des fléaux de l'humanité.

Voici donc la somme de mes considérations.

Dans la société, le péché c'est :

• pour un non chrétien: dépassé

• pour un chrétien: les non chrétiens

• pour un vieux: les jeunes

• pour les jeunes: rien.

Dans la vie d'Église, le péché c'est :

• ne pas aller au culte le dimanche

Remarque : Par la longueur et la richesse discutable de leurs prêches, certains pasteurs nous poussent à pécher.

• dire du mal du pasteur

Remarque : Ce péché est à relativiser car certains pasteurs, par la longueur et la richesse discutable de leurs prêches, nous poussent à pécher. Ils sont donc critiquables. Ce qui nous amène au paradoxe suivant: ne pas critiquer un pasteur critiquable équivaut à un péché.

• les autres

Précision : Dans la catégorie les autres sont inclus, non pas les frères, ceux qui pensent comme moi, mais tous les autres, ceux qui, pour des raisons qui leur sont propres et dont ils auront à rendre compte un jour, ont jugé bon de penser autrement que nous (nous = moi + les frères). Dans la catégorie « les autres », se méfier particulièrement de tous ceux qui fréquentent des mouvements ou Églises finissant par « ique », « isme » « iste » « ite », etc.

• ceux qui font des choses qu'on n'a jamais faites

Précision : Dans cette catégorie il y a malheureusement beaucoup de jeunes. Heureusement dans la plupart des cas ce défaut se corrige avec l'âge.

Axiome : Plus un jeune est âgé, moins il est jeune. Moins un jeune est jeune plus il a tendance à moins faire des choses qu'on n'a jamais faites et à faire des choses que l'on a toujours faites.

Conséquence : Moins un jeune est jeune, moins il est pécheur.

• les chrétiens papillons

Remarque : Certains chrétiens se croient obligés de courir d'une Église à l'autre sans jamais se fixer nulle part. Ils affaiblissent ainsi le corps de Christ et coûtent très cher à l'Église en changements d'adresses incessants.

Remarque bis : Certains pasteurs, dont la longueur de la prédication est inversement proportionnelle à la profondeur de leur message, favorisent ce genre de migration ecclésiastique.

• ne pas faire les choses comme les autres

Remarque pour les chrétiens papillons : Ce péché exige une bonne connaissance du milieu dans lequel on se trouve. Dans certaines Églises, c'est un péché que de lever les mains pendant la louange, dans d'autres Églises, c'est la louange qui est un péché ; dans d'autres encore, ne pas sauter à pieds joints pendant la louange suffit à nous éliminer d'office de la liste des candidats pour le poste d'anciens.

• ne pas donner à la collecte

Remarque pour les chrétiens papillons : Ceci est une constante dans toute Église digne de ce nom. Même si tout passe ici-bas, la collecte, elle, demeure.

• l'imperfection

Remarque : Il est plus facile de ne rien faire parfaitement, que de faire quelque chose imparfaitement. Proposition de corollaire paradoxal : faire quelque chose imparfaitement, même pour la gloire de Dieu, serait un plus grand péché que de ne rien faire parfaitement.

Dans la vie de famille, le péché c'est :

• désobéir à ses parents

Axiome : le terme «parents» désigne l'entité biologique constituée par le père et la mère ; mais l'on comprendra ici sa dimension spirituelle et ecclésiale à savoir : l'autorité du père augmentée de la soumission de la mère.

• le sexe

Paradoxe : Les enfants, bien qu'étant la conséquence du sexe, sont pourtant considérés, jusqu'à leur adolescence, comme une bénédiction divine.

• passer la tondeuse le dimanche

Remarque : Certains serviteurs de Dieu, par la vacuité et l'abondance de leurs propos, encouragent certains chrétiens à passer la tondeuse le dimanche.

Remarque bis : Le programme de certaines Églises est tellement chargé que le seul temps libre restant est le dimanche matin. Dans ces deux cas on peut considérer que passer la tondeuse est un « petit » péché facilement pardonnable.

• passer la tondeuse le dimanche (bis)

Si un chrétien habite à côté d'un frère dans la foi (moi par exemple) dont le pasteur n'a vraiment pas reçu le don de prédication, passer la tondeuse le dimanche matin avant 11h 30 doit être considéré comme un péché mortel.

• demander à son mari de passer l'aspirateur

Remarque : Il peut arriver que certains époux dans un élan de tendresse inconsidéré, proposent à leur épouse de passer l'aspirateur à leur place. Mais il est inconcevable que l'inverse se produise. L'ordre naturel voulu par Dieu doit être préservé.

Conclusion provisoire

Le péché intéresse énormément les chrétiens, alimente la plupart de leurs conversations et sert de base aux prédications de bien des pasteurs, même de ceux dont il est notoire qu'ils ont échoué lamentablement à l'examen d'homilétique. Par contre, et paradoxalement, le péché ne semble pas beaucoup passionner le Seigneur puisque son plus grand souci semble être d'avoir tout fait pour nous en débarrasser définitivement.

Article
Mid capture d %c3%a9cran 2014 10 01 %c3%a0 11.06.17

Les responsables de jeunesse se forment

Le 18 avril 2014
Plusieurs organisations ont lancé ensemble une formation destinée aux responsables des groupes de jeunes. La première volée vient d’obtenir son diplôme. 

En Suisse, il existe de nombreuses formations pour devenir pasteur. Mais les ressources pour former des responsables de groupes de jeunes sont plus rares. C’est pourquoi une «Formation Jeunesse» a été mise sur pied conjointement par la Rencontre de Jeunesse (RJ), l’Ecole Factory et trois fédérations d’Eglises: le Réveil, les Apostoliques et l’Armée du Salut. La première volée a reçu son diplôme en avril.

«La fonction de responsable de groupes de jeunes n’est de loin pas facile. Souvent, on y est parachuté sans formation préalable», constate Yves Matthey, président du comité de la RJ. L’objectif est donc de donner aux responsables des clés pour optimiser leur groupe de jeunes, moins se fatiguer dans leur tâche et tenir sur la durée. «C’est une formation pratique qui n’aborde pas de points théologiques spécifiques. Elle est donc ouverte à tout milieu chrétien», précise-t-il encore.

La fonction de responsable de groupes de jeunes n’est de loin pas facile. Souvent, on y est parachuté sans formation préalable

Un nouveau souffle

La formation s’adresse autant à des jeunes qui démarrent qu’à ceux qui ont plusieurs années d’expérience. Caroline, 27 ans, fait partie d’une équipe de responsables depuis quatre ans. Bien qu’ayant déjà suivi d’autres formations, elle désirait découvrir ce nouvel outil pour compléter son bagage au contact d’autres responsables. «Cela m’a apporté un nouveau souffle dans mon service. J’ai été interpellée par la notion de “ressourcement en tant que leader” mais aussi par les phases d’intégration dans une équipe». La jeune femme recommande cette formation pour la qualité des enseignements et le réseautage avec d’autres Eglises. Et elle apprécie la formule sur sept samedis, qui permet aux autres responsables de son groupe d’y participer aussi. Quant à Dan, 26 ans, impliqué dans la jeunesse depuis dix ans, il a p trouver à la Formation Jeunesse des clarifications et simplifications quant à des principes qu’il mettait déjà en œuvre.

Les cours s’articulent autour de trois axes: le leadership, la découverte (pour connaître les jeunes, leurs besoins, leurs défis et leur fonctionnement) et l’action (c’est-à-dire la mise sur pied d’un groupe, d’un programme, de camps, etc.). Suivie de façon complète, avec tous les devoirs rendus, la formation donne lieu à un diplôme. Pour la première volée, qui s’est déroulée à Lausanne, vingt étudiants ont obtenu le diplôme. Ceux qui n’ont pas suivi toutes les sessions -ils sont vingt- ont reçu une attestation et pourront rattraper leur retard. «Ce fut une franche réussite. Les échos des étudiants sont excellents et des pasteurs nous ont fait part des changements positifs observés et ressentis dans leur groupe de jeunes», assure Yves Matthey.

Pour la volée 2014-2015, la formation se déroulera en parallèle à Tramelan et à Genève. Le comité d’organisation se réjouit de pouvoir compter sur de nouveaux partenaires dans ces villes: l’Union des Assemblées missionnaires, le RJ Espoir et la Jeunesse Mennonite pour Tramelan, le Réseau évangélique genevois et Inter-Jeunes pour Genève.

Sandrine Roulet

Loading

Loader 83d714fa17ddf39390588a7f459657aa83ab8428cd2ffd1c1a3a0d933b6b2d76